Cherish

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 [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)

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Usagi
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MessageSujet: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Mer 17 Oct - 0:28

Voici ma première fic sur Arashi^^ Attention, ces écrits contiennent du yaoi! (pas de scène choquante je vous rassure, juste du romantisme lol)

Le titre principal est "Tales from the Ugly Kingdom", qui est en fait un receuil de contes médiévaux mettant en scène des personnes existantes dans un univers alternatif. Le premier conte est sur le groupe Dir en Grey (écrit par Titine) le deuxième sur Kana et Miyavi (écrit par Gwen Yu) et le troisième sur Arashi (écrit par moi^^). Donc voici le conte second qui s'intitule "Mon frère".

Je le publierai en plusieurs fois pour pas faire un gros bloc de lecture^^ N'hésitez pas à commenter!



Tales from Ugly Kingdom

Conte troisième : Mon Frère



Prologue
Il était une fois, dans un royaume lointain où régnaient l’injustice et la terreur, cinq jeunes garçons unis par le lien de la fraternité. Ces cinq frères étaient les fils de Kitagawa, puissant seigneur du royaume dirigeant sa seigneurie avec une poigne de fer.
Le premier se nommait Ohno. Des cinq frères, il était le plus âgé mais aussi le plus petit en taille. Doté d’un visage rond et de cheveux blonds, le jeune garçon au caractère calme et posé, prenait son rôle de grand frère à cœur.
Le second se nommait Shô. De tous les frères, il était d’après les dires des habitants de la seigneurie, le plus beau, le plus intelligent mais aussi le plus courageux. Doué pour l’art de la guerre mais aussi pour l’art de la cour, le garçon aux cheveux bruns en broussaille était de loin, le favori de son père. Malheureusement, de cet avantage qu’il avait, était née une arrogance sans limites.
Le troisième portait le nom de Aiba. Tout comme Ohno, Aiba avait les cheveux blonds, cependant de tous les frères, il était le plus grand. C’était un libertin, et curieusement il revendiquait sans aucune gêne une attirance pour les hommes.
Le quatrième était Nino. C’était un jeune homme aux cheveux et aux yeux noirs comme l’ébène. Très droit d’apparence, Nino enviait la place de son frère Shô dans le cœur de son père.
Le dernier se nommait Jun. C’était un garçon timide et renfermé, ce qui lui valait sans cesse d’être le centre des plaisanteries de ses frères et d’être rabaissé par son père. Il avait les yeux bruns de sa défunte mère et des cheveux noirs en broussaille, et son plus grand plaisir était de rédiger des poèmes à l’ombre du cerisier du domaine familial.

***

« Les jours passent et se ressemblent ». Voici ce à quoi songeait Jun ce matin, assis comme chaque jour à cette heure ci sous son cerisier. Les bourgeons commençaient à pointer le bout de leur nez sur les branches vieilles et rugueuses de son arbre favori. A la naissance de chacun des fils de Kitagawa, on avait planté un arbre dans le domaine familial. Pour Jun, ce fut ce cerisier, et depuis sa plus tendre enfance, il avait aimé passer des heures à le contempler et à rêvasser à son pied. Mais le jeune homme à cet instant ne s’imaginait pas que tout comme les bourgeons naissant, les changements allaient éclore dans sa vie monotone et tranquille.
- Jun ! lança une voix au loin.
Le plus jeune des frères tourna la tête pour voir Aiba courant vers lui. Essoufflé, celui-ci s’arrêta devant lui.
- Père nous appelle, il vient de rentrer, souffla le blond.
- Tous les cinq ? questionna Jun.
- Bien sur, idiot ! Tu es son fils également, ne l’oubli pas.
- Je me demande parfois, répondit Jun pour lui-même.
- Allez, lève toi, fit Aiba en lui tendant la main.
Jun saisit la main de son frère, puis tout les deux, ils partirent vers la demeure familiale. Que pouvait bien vouloir Kitagawa pour réunir ses cinq fils en même temps ? Le seigneur Kitagawa en effet, était peu présent à la demeure, et lorsqu’il était disponible, il s’entretenait en particulier avec Shô. Même si celui-ci n’était pas destiné à récupérer l’héritage familial, il était de loin la fierté de son père. Les deux jeunes hommes pénétrèrent à l’intérieur du château sans un regard pour les majordomes s’inclinant aussi bas que possible, puis ils rejoignirent leur père qui les attendait dans le grand salon. C’était une pièce richement décorée. Sur les murs étaient de lourdes tapisseries et des tableaux peints par les mains les plus expertes du royaume. Au plafond pendait un lustre doré orné de pendeloques de cristal. Kitagawa, un homme vieux et aigri aux cheveux grisonnants était assis dans un fauteuil en bois sculpté aux armoiries de la famille, face à la cheminée où le feu était absent. « Quel tableau pathétique » pensa Jun alors que Nino et Ohno pénétraient dans le salon à leur tour.
- Souhaitez vous que le repas soit servi Monseigneur ? demanda un valet à Kitagawa.
- Non, mon fils est absent. Nous déjeunerons en sa présence, répondit le seigneur froidement.
Les quatre jeunes hommes se regardèrent en silence. Une demi heure passa ainsi dans une atmosphère glaciale et silencieuse lorsque l’on entendit un bruit de sabot fracassant le sol. Kitagawa s’avança vers la fenêtre et observa. Shô arrivait enfin. Sans attendre il descendit de sa monture et la confia à un palefrenier, puis il s’élança vers le château. On entendit le jeune homme monter les escaliers précipitamment, puis il apparut dans l’embrasure de la porte. Instinctivement, les quatre frères tournèrent la tête vers lui qui ne leur accorda pas un regard.
- Père, excusez mon retard, dit Shô.
- Cela n’est rien mon fils, répondit Kitagawa en s’avançant vers lui pour lui poser une main sur l’épaule. Déjeunons ensemble maintenant.
Aussitôt dit, quelques servantes vinrent poser le couvert sur la grande table du salon autour de laquelle père et fils s’attablèrent. On vint servir un riche repas et verser du vin dans les verres, puis Kitagawa prit la parole.
- Mes fils, j’ai une importante nouvelle à vous annoncer. La princesse de notre royaume est en âge cette année de se choisir un époux. Un bal sera donc donné prochainement où seront conviés les garçons de bonne famille de notre royaume. Je tiens à ce que vous cinq soyez présents ce jour là et que vous fassiez pour le mieux afin d’être choisi.
Un sourire éclaira le visage de Shô.
- Celui qui sera choisi sera donc le futur roi ? questionna Jun.
- Bien sur, à quoi penses tu donc ? trancha Nino. Père, je ferai de mon mieux soyez en sûr, dit-il en lançant un regard noir à Shô.
- Je tiens d’ailleurs à ce que chacun de mes fils trouve une épouse d’ici peu, continua Kitagawa. Y compris toi, Aiba.
Le jeune homme leva les yeux de son assiette et sourit.
- Bien sur Père, lança-t-il sur un ton arrogant.
- Aiba, j’accepte tes manières libertines, cependant il a été convenu entre toi et moi qu’un jour tu te rangerais du côté de la norme en te choisissant une femme.
- J’y songe Père, soyez en sur.
Ohno lui jeta un regard et, connaissant son frère, il vit que celui-ci avait bien évidemment menti.
- Quel âge a la princesse ? demanda Jun.
- Pourquoi cela t’intéresses, crois tu vraiment qu’elle va te choisir ? lança Shô sur un ton ironique, ce à quoi Jun ne répondit guère.
- Shô, tu plaisantes certainement, mais tu sais que tes remarques peuvent blesser parfois, coupa Ohno.
Le brun ricana.
- Pour répondre à ta question, la princesse est âgée de seize ans, elle est donc en âge de se marier, reprit Aiba.
- Tiens donc, tu t’intéresses aux femmes maintenant ? demanda Shô.
Ohno lança un regard sévère à son frère cadet : comment pouvait-il manquer autant de respect envers ses propres frères ? Le repas continua ainsi, et bien que les moments passés avec leur père soient rares (en tout cas pour Ohno, Aiba, Jun et Nino), cela leur parut une éternité durant laquelle on discuta de ce fameux bal auquel heureux ou non, ils devraient participer.
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Luciole
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Mer 17 Oct - 20:44

Hééé, c'est bien
l'idée que ça se déroule au moyen-âge est originale
et j'aime bien la façon dont tu écris
continue yeah et vivement la suite

mais ..... euh.... petites questions
pourquoi il a ce sale caractère Sho ?
et surtout, pourquoi il aime pas les filles Aïba? bouh
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blacktohru
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Mer 17 Oct - 22:16

kawai leader >_< la famille avant tout >_< ne choisit pas la princesse...je viendrais sur mon vaillant destrier (<= je crois que j'échange les rôles là lol )
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Usagi
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Mer 17 Oct - 22:50

Voici la suite^^ J'éspère que ça vous plait^^ Merci pour les commentaires!


Il était déjà une heure avancée dans l’après midi lorsque Kitagawa demanda à ses fils de prendre congé. Bien sur il insista pour que Shô reste quelques minutes en sa compagnie alors que les autres quittaient la pièce. Il se rassit dans son fauteuil et prit la parole.
- Mon fils, je pense que tu sais aussi bien que moi que lorsque je quitterai ce monde, Ohno prendra ma place, bien que je préfèrerai qu’il en soit autrement.
- Oui père, répondit Shô.
- Voici pour toi une chance inégalée de prouver ta valeur. Tu dois devenir l’époux de notre princesse.
- Mais père, si vous souhaitez que je devienne son époux, pourquoi envoyez vous mes frères avec moi ?
- Il est temps pour eux également de connaître la société qui les entoure. Et comme je leur ai dit plus tôt, je souhaite qu’ils se marient eux aussi. L’aîné pour avoir une descendance et Aiba afin qu’il cesse d’aller à l’encontre des bonnes mœurs précieuse à notre famille. Quant aux deux autres, peu importe…
- Père je ferai de mon mieux pour vous faire honneur, je vous le promets.
Le jeune homme s’inclina puis se retira. Alors qu’il quittait la pièce le cœur gonflé d’orgueil, une main saisit fermement son poignet. Nino, qui avait attendu derrière la porte et avait pour le coup tout entendu jeta un regard noir à son frère et lui susurra à l’oreille :
- Ne crois pas que tu vas encore obtenir tous les honneurs, mon frère.
Shô retira vivement son bras de l’emprise de Nino.
- Tu as écouté derrière la porte, espèce de sale rat ! Si je le disais à père…
- Et si je disais à notre cher père que tu entretiens une relation avec une paysanne, comment réagirait-il ? coupa Nino.
- Comment es tu au courant ? demanda Shô d’un air sceptique.
- Et toi, où crois tu que j’ai trouvé cette lettre ? le nargua Nino en sortant un papier griffonné de sa poche.
Shô prit la missive des mains de son frère qui ricanait sournoisement.
- Ce n’est pas grave, j’en ai bien d’autres, mon frère… Dis moi, je me demande comment, quel est son nom déjà ? Ha oui, « Aerianna » va réagir lorsqu’elle apprendra que tu souhaites épouser une autre femme qu’elle. Cela risque d’être terrible à entendre, surtout si père apprend l’existence de cette fille. Elle risque de passer, un « mauvais moment » dit Nino en passant sa main sur sa gorge.
- Ferme là ! Si tu en touches un mot à père, crois moi, ce sera toi qui passeras un « mauvais moment ».
- « Aerianna, je voudrai tant te prendre pour épouse… », reprit Nino. Quel beau parleur… Je me demande d’ailleurs pourquoi nous avons tant de mal à nous entendre toi et moi. Peut être tout simplement, parce que je te déteste mon frère, je te hais, toi qui est si parfait aux yeux de notre père. Mais crois moi, lorsque l’on monte si haut, la chute est inévitable. Tu es au bord du gouffre et compte sur moi, qui te connaît tel que tu es, pour te pousser dans le vide lorsque le moment sera venu.
Sur ces dernières paroles, Nino tourna les talons, laissant Shô seul derrière lui.

***

- Où peut bien aller Shô ? demanda Jun à Ohno en regardant la monture blanche de leur frère traverser la cour au grand galop.
- Certainement aider les paysans du village à leurs travaux, répondit Ohno.
- Arrêtes donc d’idéaliser notre frère comme le fait père, plaisanta Aiba. Shô est partit voir les femmes, j’en suis certain.
Jun écarquilla les yeux alors que les deux frères rirent de la plaisanterie. Du haut du balcon, Nino observait la scène, un rictus dessiné sur le visage.

***

Il rentra tard ce soir là. La nuit était tombée et la lune était haute dans le ciel lorsque Jun aperçut la silhouette d’un cavalier se faufiler parmi les ombres de la nuit. Le frère cadet se demanda ce qui pouvait bien retenir son frère si longtemps. Mais peu importe, car Jun parlait si rarement à son frère si distant avec lui tout comme avec les trois autres, qu’il ne le saurait certainement jamais…
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Sam 20 Oct - 12:43

Le lendemain dans la matinée, Kitagawa reçut des mains de son valet une lettre provenant de la famille royale.
- Est-ce une lettre à propos de ce fameux bal, père ? demanda Aiba présent dans la pièce.
- Très certainement oui, répondit l’intéressé.
Nino appuyé sur le rebord de la fenêtre lança un clin d’œil à Shô, debout près de son père.
- Lisez la nous, il me tarde d’en savoir plus, dit Nino.
- Ne crois tu pas que nous devrions appeler Jun et Ohno qui sont absent ? demanda Aiba.
- Peu importe, nous les tiendrons informés. Nous sommes frères, n’est ce pas ? répondit Nino en regardant Shô dans les yeux.
Kitagawa décacheta la lettre et déplia le parchemin à l’intérieur, puis il lut à haute voix.

A l’intention du Seigneur Kitagawa, de la part de Sa Royale Majesté.

Notre bien chère fille est désormais en âge de se marier. Nous convions vos fils à se présenter lors du bal qui aura lieu le soir de la prochaine pleine lune au palais royal. La princesse choisira à cette occasion son futur époux parmi les prétendants présents.
En espérant voir les princes Kitagawa présents ce jour ci, nous vous adressons nos sentiments distingués.


Kitagawa replia le parchemin et le tendit à son valet.
- Veuillez ranger cela dans mes papiers personnels, dit-il. La prochaine pleine lune a lieu dans cinq jours mes fils. Soyez sûrs d’être prêts pour cet événement.
Les trois jeunes hommes acquiescèrent.
- A propos Toma, reprit Kitagawa à l’intention de son valet qui allait quitter la pièce.
- Oui Monseigneur ?
- L’abbé du village est venu ce matin n’est ce pas ?
- Oui Monseigneur, il tenait à vous rencontrer pour une histoire sans importance. Je lui ai dit que Monseigneur était fort occupé avec ses fils.
- A quel sujet voulait-il m’entretenir ?
- Une jeune fille du nom de Aerianna a été retrouvée pendue ce matin. Un suicide causé par un chagrin d’amour d’après une lettre que l’on aurait retrouvée à ses côtés. J’ai jugé bon de ne pas vous importuner pour si peu…
- Une histoire sans importance, vous avez bien fait Toma, vous pouvez vous retirer. Laissons ces paysans vaquer à leurs petites vies sans nous en soucier, nous avons bien d’autres problèmes à régler, conclut Kitagawa.
Aiba leva les yeux sur Shô. Celui-ci avait le teint pâle et le regard vide.
- Père, je vais tenir informé mes frères de cette lettre, permettez moi de me retirer, dit Nino en s’avançant vers la porte.
Kitagawa acquiesça simplement d’un signe de tête. Le jeune homme passa à côté de Shô qui n’avait bougé depuis l’annonce de cette nouvelle. Le sourire aux lèvres, il lui chuchota à l’oreille :
- Alors, tu as rompu hier soir, mon frère ?

***

A l’ombre du cerisier, Jun écrivait. Autour de lui étaient éparpillés de nombreux feuillets griffonnés dans une écriture grossière. Le jeune homme semblait verser sur ces papiers tout ce qu’il avait sur le cœur. Alors qu’il levait la tête juste un instant, il vit que son frère aîné se dirigeait vers lui. Jun rassembla ses feuilles grossièrement alors qu’Ohno s’approchait.
- Je viens de voir Nino. Le bal aura lieu dans cinq jours, dit le blond.
Jun acquiesça simplement de la tête.
- Tu écris encore ? questionna Ohno en jetant un œil sur le tas de papiers que Jun avait posé à ses côtés. Je peux regarder ?
- Je ne sais pas, répondit Jun. De toute façon, ce ne sont que des écrits sans importance.
- Alors il n’y a aucun inconvénient à ce que je les regarde, dit Ohno d’un air malicieux.
Jun sourit, et tendit la page qui lui était restée dans la main. Ohno commença alors à lire le poème inachevé de son frère.

Que nos âmes se mélangent
Sans que notre relation dérange
À toi qui est mon ange
Recevras tu un jour mes louanges

Ohno sembla surpris de la tournure de ces quelques phrases.
- Tu as écrit cela pour la princesse, Jun ? demanda-t-il innocemment.
Le frère cadet eut un rire amusé.
- Non.
- Alors pour qui ?
Jun tourna le regard vers son aîné et plongea ses yeux bruns dans les siens.
- Pour personne voyons, ce ne sont que des phrases sans aucun sens, répondit-il.
Le jeune homme leva les yeux vers les bourgeons du cerisier qui se penchaient sur lui. Décidemment, tout comme son cœur, ils avaient peine à s’ouvrir…

***

La nuit tombait. Aujourd’hui, Shô n’avait pas quitté la demeure familiale ni même très peu sa chambre, seulement pour dîner. Nino semblait quant à lui jouissif, mais cela n’inquiéta pas Kitagawa ni ses autre fils, pensant certainement qu’il attendait le bal avec impatience. Ce soir là, comme presque tous les autres soirs, deux ou trois jeunes hommes vinrent rendre visite à Aiba dans ses appartements. Jun comme à son habitude, siégea sous son cerisier, attendant l’apparition des premières étoiles dans le ciel. Ohno quant à lui, retrouva Nino dans le jardin familial. Tous les deux, ils entamèrent une balade à travers les nombreux massifs et bassins du luxueux jardin.
- Tu as l’air d’attendre ce bal avec impatience, petit frère, dit Ohno pour lancer la conversation.
- Bien sûr, n’en est-il pas de même pour toi ? questionna le garçon aux cheveux noirs.
- Je ne sais pas. Pour moi, mon avenir est tout tracé, je songe plutôt à votre avenir à vous quatre.
- Bien évidemment, c’est ton rôle en tant que grand frère parfait…répondit Nino.
Ohno ne sut comment interpréter cette réflexion et relança un autre sujet.
- Ne trouves-tu pas Jun un peu étrange ces temps-ci ?
- Ohno, notre cher frère a toujours été quelques peu étrange, il faut bien l’avouer. C’est un garçon un peu dans la lune et maladroit. Voici pourquoi père le rejette.
- Ne dis pas de chose pareille ! Père ne rejette aucun de nous cinq…
- Quelle innocence. Ne me dis pas que tu es aveugle au point de voir que Shô est de loin son favori ?
- Père met Shô à l’honneur uniquement…
- Parce qu’il est parfait, coupa Nino. N’en as-tu pas assez d’entendre père vanter ses exploits à qui veut l’entendre ?
- Nino, la jalousie aigrit le cœur des gens, tu devrais penser autrement.
- Cesse donc tes leçons de morale, je suis maintenant assez grand pour penser par moi-même. A propos, qu’est ce qui te fait penser que notre cadet aurait un comportement étrange ?
Ohno hésita quelques instants. Allait-il vraiment lui parler de ce qu’il avait lu sur ce parchemin un peu plus tôt ?
- Rien c’est seulement qu’il s’isole sans arrêt sous cet arbre, et que toute la journée, il y écrit.
- Qu’écrit-il ? demanda Nino.
- Je ne sais pas, menti son frère. C’est certainement sans importance, oubli cela…
- Tu as raison, oublions cela, répondit Nino en souriant.
Les deux frères reprirent leur marche silencieuse, puis, lorsque la lune était haute dans le ciel, ils se retirèrent dans le château de leur père.

***
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blacktohru
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Sam 20 Oct - 19:14

Ohno est trop kawaii >_< il est super attentionné >_< je me demande à qui Jun écrit... il est peu être amoureux...j'ai envie de connaître la suite ><
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Lun 22 Oct - 14:30

Nino frappa à la chambre de Jun. Il attendit une réponse qui ne vint jamais, puis il poussa la porte qui était restée entrouverte.
- Petit frère, tu es là ? chuchota-t-il dans l’ombre de la pièce.
Ayant pour seule réponse le silence glacial de la pièce vide de toute présence, Nino pénétra à l’intérieur. Avec la lumière de son chandelier, il éclaira chaque recoin de la chambre : le lit à baldaquin dont les draps avaient soigneusement été tirés, une armoire sculptée finement et autres meubles et accessoires que l’on pouvait trouver dans la chambre d’un fils de seigneur. Nino s’approcha de la table centrale sur laquelle jonchait un tas de feuilles. Curieux de nature, il observa celles-ci attentivement. Mais rien ne l’intéressa, il ne s’agissait que de dessins qui, bien qu’assez fins, ne retinrent pas son intention. Il soupira. Voici donc ce à quoi son frère passait son temps : à griffonner … Le jeune homme fit demi-tour et s’apprêta à quitter la pièce aussi discrètement qu’il y était entré, mais quelque chose retint son attention : au dessus du lit à baldaquin, sur une poutre vermoulue, dépassait un morceaux de papier. Nino sourit en déposant le chandelier sur la table. Il saisit une chaise et la posa au pied du lit afin de s’élever à la hauteur de la poutre sans monter sur les draps soigneusement pliés. Il tendit son bras et saisit le papier du bout des doigts. Lorsqu’il tira sur celui-ci, une dizaine d’autres dissimulés virevoltèrent et vinrent s’échouer sur le lit. Le jeune homme souriait, il avait atteint son but et allait enfin pouvoir satisfaire sa curiosité. Il prit un papier au hasard et le parcourut des yeux. Au fur et à mesure, son visage se crispait, son sourire s’éteignait, son cœur se serrait. Des mots doux d’amour et de désir, voilà ce qu’il put lire à cet instant. Mais ce qui le choqua, ce fut ce nom écrit en bas de chaque page, le nom de la personne à qui étaient destinés ces poèmes rédigés par une âme en détresse. Nino s’effondra sur sa chaise. Comment pouvait-il en être ainsi ? Puis reprenant ses esprits, le jeune homme releva la tête, un rictus déformant son visage, trahissant l’idée cruelle qui lui traversait l’esprit. Il rassembla les poèmes et en garda quelques uns qu’il plia pour les mettre dans sa poche, comme il l’avait fait pour Shô. Il remonta sur sa chaise afin de ranger ce qu’il n’aurait pas du voir et prit soin de faire dépasser un papier de la poutre. Il remit la chaise à sa place et saisit son chandelier, puis à pas feutrés, il quitta la pièce.

***

Jun était fatigué. A peine entré dans sa chambre, il se déshabilla avec pour seul témoin l’éclat de la lune qui était à demi pleine. Extenué, il déposa ses riches habits sur une chaise trônant autour de la table. Avec un air étonné, il se saisit d’un dessin traînant sur la table et gratta une tâche de quelque chose qui semblait être de la cire du bout de l’ongle. Il était curieux qu’il en soit ainsi car le jeune homme ne déposait jamais de bougie sur cette table ancienne. Par instinct, il tourna la tête pour observer la fameuse poutre où dépassait toujours un bout de papier. Puis il soupira, sûrement avait il eu un moment d’inattention. Le plus jeune des frères se coucha alors dans son lit pour s’endormir aussitôt, bercé par de tendres pensées.

***

Les jours suivant passèrent assez rapidement. Les cinq frères se choisirent chacun une tenue de réception tout en se trouvant des phrases de circonstances qu’ils pourraient prononcer dans le seul but d’épater la princesse. La tension était à présent palpable entre Shô qui était plus désagréable qu’à l’accoutumée, et Nino, plus agaçant de jour en jour. Ohno tentait désespérément de mettre fin à ce conflit sans pour autant comprendre quelle en était la véritable origine. Aiba quant à lui ne témoignait guère d’intérêt à cette soirée, aussi se choisit-il une tenue simple le mettant peu en valeur. Jun se faisait discret. Personne ne savait exactement que pouvait bien penser le frère cadet de toute cette cérémonie. Personne, sauf Nino…
Le grand jour arriva finalement. Les cinq frères se rendirent à cheval au palais royal qui se trouvait à quelques heures de chevauchée de leur demeure familiale. Aussi partirent-ils en fin de matinée sur leurs montures. Les cinq frères firent le trajet en silence. Quand finalement ils arrivèrent au palais, ils furent accueillis par les acclamations du peuple venus voir les fameux prétendants. On sonna les trompettes et on chanta dans les rues. Mais bien sur toute cette mascarade sonnait faux. Le peuple mourrant de faim et de maladies toutes plus terribles les unes que les autres n’avait que faire du mariage de leur princesse qu’il n’avait pour ainsi dire jamais vue. Cependant, par crainte de représailles du roi, les petites gens comme les nobles étaient présents. Shô ne se souciait guère du spectacle se déroulant sous ses yeux, alors que ses quatre frères observaient avec attention. Ils furent accueillis par des gens en liesse au palais royal. Des valets accoururent afin de s’emparer de leurs montures, d’autres les conduire chacun à des appartements luxueux. Ici, ils se préparèrent et le soir venu, ils furent amenés à la salle de bal. On avait décoré grandement la salle déjà luxueuse sans ornement, et l’on avait servi un buffet des plus appétissants. Il y avait de nombreux jeunes hommes beaux et séduisants, d’autres moins attirants mais certainement très riches, parmi eux des princes, des fils de duc ou de comte…
Jun se sentait mal à l’aise dans cette atmosphère, aussi il sortit seul prendre l’air sur le grand balcon donnant sur le parc. D’ici encore il entendait l’assourdissante musique de l’orchestre résonner dans la salle de bal et les gens rire à gorge déployée devant les bouffons qui se donnaient en spectacle. Il entendit les trompettes sonner, annonçant l’arrivée de la princesse. Un instant, il se demanda si il ne devrait pas retourner dans la salle, puis finalement il se ravisa. Il resta ainsi il ne sut combien de temps, quand Ohno le retrouva finalement.
- Alors petit frère, tu ne viens pas assister à la fête ? questionna celui-ci.
Jun sourit simplement, et Ohno comprit bien l’intention de son cadet.
- Tu devrais venir, c’est assez amusant de voir Nino et Shô se pavaner devant la princesse, qui est d’ailleurs plutôt jolie… continua le blond.
- Ils se querellent déjà bien assez sans cela…
Le grand frère soupira. On entendit l’orchestre jouer une valse, puis Ohno donna une tape amicale sur l’épaule de Jun en retournant vers les festivités. Le plus jeune des frères se retourna alors pour jeter un œil dans la salle où il vit Shô Danser avec la princesse au point de lui faire tourner la tête. La soirée s’éternisa, et quand enfin Jun se décida à quitter le balcon, chacun s’en retournait vers ses appartements. Les cinq frères marchaient ensemble dans le vaste dédale de couloirs du château, et Ohno remarqua d’ailleurs que c’était au risque de s’y perdre.
- Quelle agréable soirée, remarqua Aiba. Dites moi, avez-vous aperçu la princesse ?
- Si tu avais observé autre chose que les hommes durant cette soirée, tu aurais certainement remarqué qu’elle a passé la plupart de la soirée dans mes bras, lança Shô tout en jetant un œil à Nino.
Nino, étrangement garda le silence, mais dans la pénombre des couloirs, Shô aurait pu jurer qu’il souriait…

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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Mar 23 Oct - 19:04

uwaaa j'ai tout lu d'un coup xDD je trouve que tu écris très très bien et l'histoire est pas mal du tout ^^ j'aime bien Sho dans le role du pourri de service xDD vivement la suite ^^

_________________
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Mon Frère (1ere fic arashienne^^)   Lun 29 Oct - 18:18

Le lendemain, il était convenu que la princesse devait annoncer le nom de l’heureux élu. Les prétendants se réunirent aux aurores dans la grande salle de bal de la veille. On attendit des heures qui parurent une éternité quand enfin on annonça la venue du roi et sa fille. Dans la salle, la tension était à son comble. Des sourires se dessinaient sur les visages de certains, sur d’autre on y voyait une mine désappointée. Le roi prit alors la parole :
- Mes chers sujets, en premiers lieux, j’aimerai vous remercier d’avoir tous assisté à ce bal. L’intérêt que vous portez à ma fille nous emplit de joie. Cependant, vous le savez tous, un seul peut être choisi. L’heureux élu est ici présent. Il s’agit messieurs, d’un des fils du seigneur Kitagawa.
Tous les visages se tournèrent à présent vers les cinq frères. Shô gonfla la poitrine et Nino sourit. Quant aux trois autres, ils firent comme si le nom de Kitagawa leur était étranger et regardèrent simplement leurs frères.
- Ma fille, je vous laisse l’honneur d’aller prendre la main de l’élu de votre cœur, continua le roi.
La jeune fille s’avança alors, tout le monde s’écartant sur son passage. Le pas souple et le regard cristallin, elle s’avança vers les cinq frères.
- Shô, fils de Kitagawa, c’est toi que j’ai choisi…
A cet instant, l’assemblée, de mauvaise foi applaudi. Shô sentit son cœur exploser dans sa poitrine, non d’amour pour cette jeune fille qu’il connaissait à peine, mais de fierté. Encore une fois, il allait faire l’honneur de son père. Et quel honneur ! Lui fils de seigneur, il allait devenir roi… Le jeune homme s’agenouilla devant sa dulcinée et lui déposa un baiser sur la main.
- Comment peux tu être aussi fier ? trancha alors une voix.
Nino s’avançait, le sourire aux lèvres. Non, il n’aurait pas la princesse, ni les honneurs, mais Shô cette fois ci ne les aurait pas non plus, car il en avait décidé ainsi, lui Nino que son père avait toujours ignoré. Shô le regarda étonné et se releva.
- Quelle ironie, continua Nino, il est bien amusant de te voir ainsi lorsqu’une pauvre âme se languit de toi…
- Aerianna est morte si c’est à cela que tu veux en venir, coupa Shô.
Aiba regarda sévèrement Nino. Ce jour là, il se doutait bien qu’un événement s’était produit… Quant à Ohno, il semblait tomber de haut.
- Je ne parle pas de cette pauvre folle assez sotte pour s’être donné la mort pour un imbécile comme toi. Je suis d’ailleurs étonné que tu penses encore à elle. Non je te parle de quelqu’un qui à cet instant même se meurt d’amour pour toi, « petit ange ».
Nino ria sournoisement. Jun leva alors les yeux sur lui, avec un air terrifié.
- Jun, sais tu qu’il est malsain de tomber amoureux de son propre frère ? dit Nino en le poussant vers Shô d’un geste brutal.
Tous les regards se tournèrent à présent vers lui. Le frère cadet tremblait de tout son corps. Timidement il leva le regard vers son frère, celui qu’il aimait depuis toujours, ce frère qui l’ignorait et le rabaissait sans cesse… Jun ne savait comment cela était arrivé, mais le fait était bien là, il aimait Shô de tout son cœur et désirait le posséder pour lui et pour lui seul. Il désirait chaque parcelle de son corps, chacune des mèches de ses cheveux en bataille, ses lèvres qui paraissaient si tendres et sucrées, ses yeux l’ignorant sans cesse ou lui lançant des regards de dédain. A ce moment, Aiba s’avança vers Jun.
- Petit frère, est ce vrai ?
Jun affronta enfin le regard de Shô et avoua :
- Oui, c’est la vérité.
A cet instant, Jun craignit la colère de son frère qu’il savait si impulsif et si fier, mais celui-ci n’en fit rien. Shô tourna les talons et quitta l’assemblée, le buste droit comme toujours, ignorant les regards des gens, de ses frères et du roi…

***

Bien sur, les frères quittèrent le palais royal dans la journée. Il était impossible de marier Shô à la princesse, étant donné sa situation familiale : un homme aimant son propre frère ne pouvait faire partie que d’une famille déséquilibrée. Les rumeurs circulèrent très vite. On accusa Kitagawa de tous les torts. Shô partit devant, lançant sa monture dans un galop effréné. Les quatre frères suivirent en silence, craignant à leur retour la colère de leur père. Personne n’adressa la parole à Nino pas plus qu’à Jun, et lorsqu’ils arrivèrent enfin, l’atmosphère semblait lourde et insupportable. Shô s’était apparemment isolé dans ses appartements. A peine les quatre retardataires eurent mis pied-à-terre que leur père fit appeler Nino et Jun par son valet. Ohno posa une main rassurante sur l’épaule du cadet qui lui lança un regard résigné. Les deux frères marchaient silencieusement en se dirigeant vers le salon où Kitagawa les attendait. Bien sur, Jun n’osa adresser la parole à son frère qui semblait étrangement insouciant pour une personne venant de causer un désastre familial. Nino pénétra en premier dans le grand salon où son frère le suivit timidement. Kitagawa se tourna alors face à ses deux fils. Sans dire un mot, il leva la main et frappa Jun violemment au visage, si fort que le jeune garçon chuta lourdement sur le sol.
- Je n’ai jamais été fier d’être ton père, mais jamais tu ne m’auras causé autant de déshonneur, dit Kitagawa.
Jun leva les yeux vers son père, les yeux remplis de larmes. Celui-ci lui lança un regard méprisant.
- Quant à toi Nino, même si grâce à tes aveux maintenant je sais quelle est la vraie nature de Jun, ne t’attend pas à recevoir mes louanges pour m’avoir déshonoré ainsi devant le roi.
Nino ne chercha pas à se justifier devant son paternel. Il acquiesça seulement, car peu lui importait maintenant : Kitagawa ne lui porterait aucune gloire certes, mais il en serait de même pour Shô.
- Jun, mon devoir en tant que père m’oblige à te garder à la demeure, mais sache qu’à partir de cet instant, tu ne m’adresseras plus la parole ni un regard. Aiba partira prochainement afin de se marier à une femme loin d’ici, car je ne sais si tes envies perverses proviennent de ce libertin ou non. Quant à toi, ta réputation t’oblige dorénavant à rester seul toute ta vie.
Kitagawa tourna le dos à ses fils et s’approcha de la fenêtre. Il soupira.
- Si votre défunte mère était présente, dieu sait ce qu’elle penserait de toute cette histoire… Laissez moi seul à présent.
Nino s’inclina devant son père et tourna les talons tandis que Jun se levait péniblement. L’espace d’un instant, il voulu adresser la parole à Kitagawa, mais il se ravisa et quitta la pièce à son tour. Il partit en courant à travers les couloirs de l’immense château, les larmes roulant sur ses joues en feu. Lorsqu’il rejoint sa chambre, il s’effondra sur le sol, assailli par de terribles pensées. Que pouvait bien penser Shô à cet instant, alors que lui, son frère, venait de détruire sa vie ?
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